LA GRANDE AGATHE

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NRJ Mobile surf sur le bon sens

NRJ Mobile remporte le pari délicat d’assoir son positionnement face à Free tout en imposant un caractère identitaire déjà très fort.

Disons le franchement : Free a tout simplement planté ses concurrents au bord d’une route pour entamer, seul, son tour de France glorieux. Depuis, les opérateurs redoublent d’efforts pour justifier leurs offres. Mais comment riposter face à Free? Comment légitimer des forfaits face à une offre “illimitée”? Comment éviter la fuite des 06 vers le nouvel l’Eldorado des télécom ?

Après les tentatives pathétiques aux échecs cuisants du géant SFR, NRJ Mobile dégaine l’argument du choc : le mobile!

Dans son dernier spot, simple, mais efficace, NRJ Mobile regarde avec bonhommie et douceur le client Free qui exulte avec son tout nouveau forfait illimité (Free). L’homme se sent libre et extrêmement malin d’avoir échappé aux opérateurs traditionnels. Il est tellement heureux qu’il ne réalise pas qu’il n’a plus de mobile… 

Debonnaire, l’homme “sandwich” NRJ Mobile essaie de prévenir le client free. En vain. L’homme continue de parler dans sa carte SIM…

Le mot de la fin “A quoi ça sert un forfait sans téléphone?” fait appel au sens commun. Ou plutôt au bon sens. Une tendance de communication déjà bien exploitée par Le Crédit Agricole (“Le bon sens a de l’avenir”) et la BNP. 

Le truc en plus d’NRJ Mobile? C’est l’homme sandwich. Un personnage simple, sensé, et attachant. Le porte-voix de la marque reste toujours bienveillant, il ne critique pas, il constate. C’est ce positionnement, simple, proche, transparent et bienveillant, qui fait toute la différence.

J’aime pas Delacroix

Si comme moi, vous vous êtes paluché (avec papa-maman) l’intégral du portfolio Delacroix, de sa période aquarelles en Albion à “La Liberté Guidant le Peuple” en passant par “La Mort de Sardanapale”… Si vous aussi vous avez souffert dans les couloirs surchargés de la galerie Ouest du Louvre (à moins que ce ne soit l’aile Sud… ou le corridor Nord)… Si VOUS AUSSI vous cherchez à vous évader devant la Barque de Dante pour ne pas sombrer en dépression profonde… AMIS VOUS N’ÊTES PLUS SEULS! N’ayons plus peur de sortir du placard et de crier haut et fort : “je n’aime pas Delacroix”. L’austérité du ton, la rigueur du trait, le clair obscur glaçant qui vous pénètre jusqu’à annihiler tout souvenir de joie… Non, je n’aime pas Delacroix, tout génial soit-il (je place ici qu’il est génial parce qu’un membre de son fan club est assis à côté de moi, et il commence à se faire menaçant).

Sinon, j’aime pas non plus Degas, c’est un gros pervers.

(Source : louvre.fr)

J’ai teste les soldes des riches

Mini safari à bourges-town (triangle d’Or Bon Marché/St Germain/Lutetia) : je m’immerge chez les étalons de la vieille France, les lévriers de Sevres-Babylone. 

Spoted : super “bazar” des marques juste là, offert, plein de promesses, posé comme une fleur sur le boulevard… le coeur plein d’espoir, je pénètre le temple des bonnes affaires du 6ème arrondissement. Les étiquettes blanches et rouges -50% fleurissent et chantonnent autour de moi. Elles m’appellent.

Je flotte déjà à 10 000 quand la cruelle réalité vient me frapper en plein coeur : “ET OUAIS! -50% de 595€ ça sonne pas vraiment bonne affaire dans mon pauvre cortex resté coincé sur la rive droite”. La queue entre les jambe, je slalome entre les fifilles-à-leurs-mamans  (clones-hybrides Sandro/Jonak sans âges), j’essaie d’oublier que des mômes de 15 ans vont porter des ballerines chères comme mon loyer.    

Prends ça Causette, va te faire voir chez H&M et ferme la porte en sortant. 

Pour oublier, je me suis payé la carte du musée d’Orsay.

J’aime Flaubert, les sandwichs au hareng, les marmottes en peluche, la taxidermie et le pesto Barilla… Je crois que je vais prendre cher en années d’analyse

Merci merci

Merci merci

Tout est bon chez elle, y’a rien à jeter